Visiter le Mémorial de la Shoah à Paris : le guide du musée au cœur du Marais

Façade du Mémorial de la Shoah à Paris dans le quartier du Marais

Au 17 rue Geoffroy l’Asnier, dans le 4ᵉ arrondissement de Paris, une dalle de béton grise s’ouvre sur l’un des lieux de mémoire les plus denses d’Europe. Le Mémorial de la Shoah n’est ni une cathédrale, ni un monument grandiloquent. C’est un musée, une crypte, un mur, des archives, une librairie. Cinq mille mètrès carrés où se croisent chaque année des chercheurs, des classes entières, des familles qui cherchent un nom, des touristes intrigués par la sobriété du parvis.

Préparer une visite ici demande un peu plus que de noter une adresse. Il faut savoir ce qu’on vient voir, combien de temps prévoir, quels espaces traverser dans quel ordre. Ce guide vous donne toutes les informations pratiques, mais aussi le contenu détaillé de l’exposition permanente, les particularités des espaces et quelques conseils pour ne pas passer à côté de l’essentiel.

Le Mémorial de la Shoah à Paris : un lieu unique dans le Marais

Le Mémorial occupe un emplacement précis, choisi pour sa signification. Le quartier du Marais a abrité, depuis le XIXᵉ sièclé, une importante population juive, dont une grande partie a été déportée pendant l’Occupation. Construire ici, près du Pletzl, c’est ancrer la mémoire dans la géographie même de la persécution.

Pour mieux comprendre le contexte des déportations depuis Paris, on peut se référer à la Rafle du Vel d’Hiv, un événement majeur de l’histoire de la Shoah en France.

L’institution est née en 2005 de la fusion entre le Mémorial du Martyr Juif Inconnu, inauguré en 1956, et le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), créé clandestinement en 1943 à Grenoble par Isaac Schneersohn. Cette double filiation explique la nature hybride du lieu : à la fois musée d’histoire, monument funéraire et centre de recherche.

Pour les visiteurs qui s’intéressent à la déportation au-delà de Paris, le Mémorial de la Shoah agit comme un point de départ. Il oriente vers d’autres sites mémoriels en France, gère plusieurs antennes (Drancy, Pithiviers, Chambon-sur-Lignon, Orléans, Clermont) et propose des voyages organisés vers Auschwitz. Les départements qui ont connu une présence juive importante et un internement administratif, comme la déportation depuis l’Ariège, trouvent au Mémorial des archives essentielles pour reconstituer leur histoire locale.

Le bâtiment lui-même mérite l’attention. Sa façade en pierre claire est ornée d’un fronton qui porte une inscription gravée : « Devant le Martyr Juif Inconnu incline ton respect ta piété pour tous les martyrs, chemine en pensée avec eux le long de leur voie douloureuse, elle te conduira au plus haut sommet de justice et de vérité. » Cette phrase, on la lit avant même de franchir le seuil. Elle donne le ton.

Préparer sa visite du Mémorial de la Shoah Paris : adresse, horaires et accès

Les informations pratiques tiennent en quelques lignes, mais elles évitent les mauvaises surprises.

Adresse : 17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris

Téléphone : 01 42 77 44 72

Horaires du musée :

  • Du dimanche au vendredi : 10h à 18h
  • Nocturne le jeudi : jusqu’à 22h
  • Fermé le samedi (Shabbat) et les 25 décembre, 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai, 14 juillet

Centre de documentation : ouvert tous les jours sauf le samedi, de 10h à 17h30 (jusqu’à 19h30 le jeudi).

Salle des Noms : du lundi au vendredi, 10h à 17h30, sur rendez-vous de préférence.

Librairie : tous les jours sauf le samedi, 10h à 18h (19h30 le jeudi).

Le métro le plus pratique est Pont-Marie (ligne 7), à cinq minutes à pied. La station Saint-Paul (ligne 1) est aussi très proche, à environ sept minutes. En bus, plusieurs lignes desservent le secteur : le 67, le 69, le 76 et le 96 s’arrêtent à proximité immédiate. Pour les vélos, les Vélib’ sont nombreux dans le quartier ; un arceau public se trouve à l’angle de la rue de Jouy.

Si vous arrivez en voiture, oubliez. Le 4ᵉ arrondissement est ultra-contraint en stationnement. Le parking le plus proche est celui de l’Hôtel de Ville, à dix minutes à pied. Mieux vaut venir par les transports.

Petit détail : un contrôle de sécurité est en place à l’entrée. Sacs ouverts, fouille rapide. Comptez deux à cinq minutes selon l’affluence. Les bagages volumineux ne sont pas acceptés. Une consigne gratuite permet de déposer manteaux et petits sacs.

Tarifs et formules de visite : un musée entièrement gratuit

Tarifs et formules de visite : un musée entièrement gratuit

L’accès au Mémorial de la Shoah est libre et gratuit pour tous les visiteurs individuels. Aucun billet à acheter, aucune réservation à faire pour la visite simple. Vous présentez votre sac à la fouille et vous entrez. C’est l’un des très rares musées d’envergure à Paris qui ne pratique aucune tarification à l’entrée.

Pour les groupes, en revanche, des tarifs s’appliquent :

  • Visite guidée de groupe : 75 € (jusqu’à 25 personnes)
  • Tarif scolaire : 49 €
  • Réservation obligatoire pour les groupes

Les ateliers proposés aux familles, aux enfants ou aux adultes coûtent 6 € par participant. Certains événements à l’auditorium (projections suivies de débat, rencontres avec des auteurs) sont facturés 5 €, ou 3 € en tarif réduit.

Surtout, retenez ceci : chaque dimanche à 15h, une visite guidée gratuite de l’institution et de l’exposition permanente est proposée aux individuels, sans réservation préalable. La durée est d’environ 1h30. Présentez-vous une demi-heure avant pour être sûr d’avoir une place. C’est, à mon sens, la meilleure manière de découvrir le lieu lors d’une première visite.

L’exposition permanente : douze séquences pour comprendre la Shoah

C’est le cœur du musée. L’exposition permanente se déploie au niveau -1 sur un parcours chronologique et thématique de douze séquences. Comptez deux heures minimum pour la parcourir avec attention. Trois heures si vous voulez tout lire et écouter les témoignages audio.

Le parcours mêle photographies, documents originaux, fac-similés, objets personnels, films d’archives et témoignages sonores. Six courts-métrages ponctuent la visite. Trois niveaux de lecture coexistent : panneaux pour le grand public, vitrines avec des documents pour les visiteurs plus curieux, et bornes interactives pour aller plus loin.

Voici les douze séquences :

  1. Introduction à l’histoire des Juifs de France : une présentation de la communauté juive française avant 1939, de son intégration, de sa diversité.
  2. La montée du nazisme : l’Allemagne des années 1930, l’arrivée d’Hitler au pouvoir, les premières mesures antijuives.
  3. De l’exclusion aux premiers camps : en France, le statut des Juifs d’octobre 1940, les internements administratifs, les camps de Drancy, Gurs, Pithiviers.
  4. Le meurtre de masse planifié en 1942 : la conférence de Wannsee, les rafles, la déportation massive des Juifs de France, dont celle du Vélodrome d’Hiver en juillet 1942.
  5. Auschwitz-Birkenau : le plus grand des camps d’extermination, son fonctionnement, l’arrivée des convois.
  6. Le pillage des Juifs en France : l’aryanisation, le vol des biens, le rôle des administrations françaises.
  7. La société civile face à la persécution : les Justes, les sauveurs, les passeurs, mais aussi les indifférents et les collaborateurs.
  8. Survivre : la vie cachée, les enfants placés dans des familles non juives, les filières de protection.
  9. Résister : la résistance juive armée et culturelle, les organisations clandestines.
  10. Persécutés jusqu’à la fin de la guerre : les dernières rafles de 1944, les marches de la mort.
  11. La Libération : le retour des survivants, la confrontation avec l’absence.
  12. La construction de la mémoire de la Shoah : les procès, les commémorations, l’enseignement, les négationnismes.

L’une des sections les plus marquantes est celle consacrée au Mémorial des enfants, à la fin du parcours. Environ 4 920 photographies d’enfants juifs déportés de France y sont rassemblées, classées par ordre alphabétique. La plupart n’ont jamais été retrouvés. Vous voyez des visages, vous lisez des prénoms : Sarah, Léon, Estelle, Maurice. Et vous comprenez, viscéralement, ce que signifient les chiffres.

Les principaux espaces du Mémorial : crypte, mur des Noms, parvis

Au-delà de l’exposition permanente, plusieurs espaces ouverts au public structurent la visite.

Le parvis et le mur des Justes

Avant même d’entrer dans le bâtiment, on traverse un parvis fermé par un mur de pierre. Sur ce mur sont gravés les noms des Justes parmi les Nations de France, ces hommes et ces femmes qui ont aidé des Juifs à échapper à la déportation, parfois au péril de leur vie. Plus de 4 200 Justes ont été reconnus pour la France. Le mur n’est pas exhaustif, mais il offre un premier moment de recueillement, à ciel ouvert.

La crypte

Au cœur du Mémorial, accessible par un escalier depuis le rez-de-chaussée, la crypte forme un tombeau symbolique. Une étoile de David en marbre noir, gravée des noms des principaux camps d’extermination, repose au centre d’une rotonde sombre. Une flamme y brûle en permanence. C’est le tombeau du Martyr Juif Inconnu, dédié aux six millions de Juifs morts pendant la Shoah, dont la plupart n’ont pas de sépulture identifiée.

Le mur des Noms

Inauguré en 2005 et rénové en janvier 2020, le mur des Noms est une grande paroi de pierre claire qui porte le nom, le prénom et l’année de naissance de chacune des 75 568 personnes juives déportées de France entre 1942 et 1944. Parmi elles, 11 400 enfants. Les noms sont classés par année de déportation puis par ordre alphabétique. Vous pouvez chercher un patronyme. Certaines familles viennent pendant des heures, simplement pour rester debout devant un nom.

Le fichier juif

Présenté dans une vitrine spécifique, le fichier juif est l’ensemble des fiches établies par la Préfecture de Police de Paris à partir du recensement d’octobre 1940. Plus de 150 000 fiches y figuraient. C’est ce fichier qui a servi à organiser les rafles, dont celle du Vélodrome d’Hiver. Sa découverte en 1991 dans un local administratif a provoqué une polémique nationale ; il est aujourd’hui conservé au Mémorial après une bataille judiciaire qui s’est étendue sur plusieurs années.

L’auditorium Edmond J. Safra

Un auditorium de 200 places accueille projections, conférences, débats et lectures. Les rencontres avec des survivants y sont fréquentes, même si leur nombre diminue. Programmation visible sur le site du Mémorial.

Expositions temporaires et programmation culturelle

Deux expositions temporaires sont proposées chaque année sur le site parisien. Plus d’une vingtaine sont organisées hors les murs, dans des médiathèques, des établissements scolaires, des centres culturels en France et à l’étranger.

Au moment où ces lignes sont écrites, on peut voir :

  • « Simone Veil, mes sœurs et moi » (jusqu’au 15 octobre 2026) : une exposition intime sur la fratrie Jacob, racontée par la nièce de Simone Veil. Documents personnels, lettres, photographies inédites.
  • « Images de la rafle du billet vert » (jusqu’au 31 décembre 2026) : un parcours photographique consacré à la première grande rafle parisienne de mai 1941, ciblée sur les hommes juifs étrangers. Gratuit, comme l’ensemble du musée.

À cela s’ajoutent des soirées thématiques, des lectures théâtralisées (le comédien Bastien Bouillon donne le 23 mai 2026 une lecture de « Nuit » d’Edgar Hilsenrath, pour le centenaire de l’auteur), des concerts, des projections en partenariat avec le Forum des images.

Le programme complet est disponible sur le site officiel et dans le hall d’accueil. Pensez à le consulter avant votre venue : certaines soirées affichent complet en quelques jours.

Centre de documentation et ressources pour la recherche

Le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), hébergé dans le Mémorial, est l’un des plus importants fonds d’archives au monde sur la Shoah en France et en Europe occidentale.

Vous y trouvez :

Type de fondsVolumeAccès
Archives papierPlus de 40 millions de pagesSalle de lecture, sur inscription
Photographies110 000 clichés numérisésEn ligne et en salle
Films3 500 titresEn partie consultables sur place
Témoignages audio et vidéo8 000 documentsBornes dédiées
Ouvrages et périodiques90 000 référencesCatalogue en ligne

La salle de lecture est ouverte à tous, sur simple présentation d’une pièce d’identité. Aucune accréditation universitaire n’est exigée. Les généalogistes amateurs, les enseignants, les journalistes y travaillent au même titre que les chercheurs. Une équipe d’archivistes peut vous aider à orienter vos recherches.

Pour qui cherche les traces d’un membre de sa famille déporté, la procédure est simple : passez à la Salle des Noms, où des conseillers vous accompagnent. Vous repartez parfois avec une fiche détaillée, une photo, une liste de convoi.

Activités pédagogiques et voyages de mémoire

Le Mémorial est aussi un lieu d’enseignement. Chaque année, près de 35 000 élèves, du primaire au lycée, viennent y suivre une visite pédagogique. Les enseignants peuvent réserver des parcours sur mesure, des ateliers (écriture, image, expression), des rencontres avec des témoins.

Des stages de formation pour les enseignants sont organisés régulièrement, sur des thématiques précises : l’enseignement de la Shoah aux jeunes enfants, le négationnisme contemporain, l’histoire des camps d’internement français.

Côté voyages, le Mémorial organise plusieurs fois par an des voyages de mémoire d’une journée à Auschwitz-Birkenau, accessibles aux adultes comme aux scolaires. Les inscriptions se font directement via la billetterie en ligne. Les voyages plus longs (Pologne sur trois ou quatre jours) sont également proposés ponctuellement.

Pour comprendre le maillage des lieux mémoriels en France, on peut prolonger la visite avec d’autres institutions présentées dans notre panorama des musées de la Résistance et de la Déportation en France. Chacun a sa spécificité : Compiègne pour le camp de transit le plus oublié, Besançon pour la zone interdite du nord-est, Lyon pour la Résistance urbaine.

Conseils pratiques pour réussir sa visite

Quelques recommandations issues de l’expérience de visiteurs réguliers.

Prévoir le bon créneau. Le jeudi soir, en nocturne, le musée est beaucoup plus calme. Idéal pour qui cherche à se recueillir sans la foule. Le dimanche après-midi est en revanche très fréquenté, notamment pour la visite guidée gratuite de 15h.

Compter le temps réel. Une visite rapide (uniquement la crypte, le mur des Noms, le mémorial des enfants) prend une heure. La visite complète, exposition permanente comprise, demande trois heures. Si vous voulez ajouter une exposition temporaire, prévoyez une demi-journée entière.

Venir reposé. Le parcours est dense, parfois violent. Les témoignages audio, les images d’archives, les listes de noms peuvent être éprouvants émotionnellement. Mieux vaut visiter le matin que le soir, et seul ou à deux plutôt qu’en groupe bavard.

Penser aux enfants. L’âge minimum recommandé est de 10 ans pour l’exposition permanente. En dessous, des ateliers spécifiques existent. Le Mémorial publie un livret jeunesse adapté aux 10-14 ans, disponible gratuitement à l’accueil.

Combiner avec le Marais. Une fois la visite terminée, le quartier autour permet de prolonger le sujet. La rue des Rosiers, à quinze minutes à pied, conserve les traces visibles de la vie juive parisienne avant et après la guerre. Plusieurs plaques commémoratives jalonnent les façades. Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme, à dix minutes, complète utilement la perspective.

Apporter de quoi écrire. Si vous cherchez quelqu’un dans le Mur des Noms, notez en amont les éléments dont vous disposez : nom, prénom, date et lieu de naissance probables. Les archivistes sont efficaces, mais ils ont besoin de pistes.

Garder son téléphone éteint. Pas d’interdiction formelle dans toutes les salles, mais le respect du lieu impose un minimum de discrétion. Les photographies sont en revanche tolérées sans flash, sauf indication contraire devant certaines vitrines.

Questions fréquentes sur la visite du Mémorial de la Shoah à Paris

Le Mémorial de la Shoah est-il vraiment gratuit ?

Oui, l’accès au musée, à l’exposition permanente, aux expositions temporaires et à la visite guidée du dimanche après-midi est entièrement gratuit pour les visiteurs individuels. Seuls les groupes constitués et certains ateliers ou événements en auditorium font l’objet d’une tarification.

Combien de temps prévoir pour visiter le musée ?

Comptez entre deux et trois heures pour l’exposition permanente. Une visite complète incluant la crypte, le mur des Noms, le mémorial des enfants et une exposition temporaire demande environ une demi-journée. Pour la visite guidée du dimanche, la durée est fixée à 1h30.

Faut-il réserver pour visiter le Mémorial de la Shoah ?

Aucune réservation n’est nécessaire pour les visiteurs individuels. Pour les groupes (à partir de 10 personnes), les visites guidées et les ateliers, la réservation est obligatoire via le service des publics, accessible par téléphone ou par courriel.

Le musée est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Oui. L’ensemble du bâtiment est accessible aux fauteuils roulants. Des fauteuils sont mis à disposition à l’accueil. Des audioguides en français facile et en langue des signes française (LSF) sont aussi disponibles pour adapter la visite.

Peut-on visiter avec des enfants ?

L’exposition permanente est conseillée à partir de 10 ans. En dessous, des ateliers pédagogiques adaptés aux 6-10 ans sont organisés certains week-ends et pendant les vacances scolaires. Un livret jeunesse, gratuit, accompagne les jeunes visiteurs dans la découverte du musée.

Y a-t-il des audioguides ?

Pas d’audioguide général de l’exposition permanente, le parti pris étant celui d’une lecture libre. En revanche, des audioguides spécifiques accompagnent certaines expositions temporaires. Les visites guidées du dimanche (gratuites) ou sur réservation (payantes pour les groupes) jouent ce rôle.

Le Mémorial est-il ouvert le samedi ?

Non. Par respect du Shabbat, le musée est fermé tous les samedis. Il est en revanche ouvert le dimanche, qui est l’un des jours les plus fréquentés.

Le Mémorial de la Shoah possède-t-il d’autres sites en France ?

Oui. L’institution gère également le Mémorial de la Shoah de Drancy (Seine-Saint-Denis), la gare de Pithiviers (Loiret), le Cercil d’Orléans, le Lieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) et le Centre Jules-Isaac à Clermont-Ferrand. Chacun éclaire un aspect différent de l’histoire de la déportation des Juifs en France.

Comment effectuer une recherche sur un déporté ?

Rendez-vous à la Salle des Noms, ouverte du lundi au vendredi de 10h à 17h30 (de préférence sur rendez-vous). Les conseillers vous aident à retrouver les informations disponibles : convoi de déportation, lieux d’internement, date et lieu de décès quand ils sont connus. Une consultation en ligne du Mur des Noms est aussi accessible depuis le site officiel.

Existe-t-il une boutique au Mémorial ?

Oui. La librairie, située au rez-de-chaussée, propose plus de 4 000 références sur l’histoire de la Shoah, du judaïsme, de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi des livres jeunesse, des bandes dessinées, des DVD et des affiches. Elle est ouverte tous les jours sauf le samedi, aux mêmes horaires que le musée.

Le Mémorial de la Shoah n’est pas un lieu qu’on visite par curiosité distraite. On y vient pour comprendre, pour se souvenir, parfois pour chercher. Le bâtiment, sobre, presque austère, ne cherche pas à émouvoir par l’esthétique : il met les faits, les noms, les visages devant vous, et il laisse chacun composer avec ce qu’il voit. Sortir de la rue Geoffroy l’Asnier après trois heures de visite, c’est sentir que le quartier autour, le Marais, ses cafés, ses boutiques, son agitation, porte une mémoire qu’on n’avait pas remarquée en arrivant. Ça vaut le déplacement. Ça reste, longtemps après.

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